Bruit, poussière, risques pour la faune, la flore et l’eau : depuis des mois, un projet de carrières de pierre près du lac Marsan « hante » Marie Thibault et André Châteauvert. S’il se concrétisait, ce projet métamorphoserait l’environnement bucolique où ils vivent.
« On ne serait plus en nature, on serait en ville, dans une zone industrielle. Je pense qu’à terme, on n’aura pas le choix de vendre », se désespère M. Châteauvert. « Et qui voudrait acheter ? », s’interroge Mme Thibault.
PHOTO CHARLES WILLIAM PELLETIER, LA PRESSE
André Châteauvert et Marie Thibault profitent souvent du sentier aménagé par l’Association des résidents du lac Marsan, juste derrière chez eux. Le sentier se trouve dans l’un des baux délivrés récemment.
Il y a plus de 10 ans, le couple s’est acheté un terrain à l’orée du lac Marsan, à Rivière-Rouge, dans les Hautes-Laurentides. Mme Thibault et M. Châteauvert y ont construit un grand chalet, s’imaginant pouvoir en faire un lieu de rassemblement, y passer leur retraite et le léguer un jour à leurs enfants comme un « joyau familial ».
Chez eux, ça sent le bois. Leurs fenêtres donnent sur une forêt touffue et, juste derrière le chalet, un sentier pédestre est aménagé par l’association des résidents du lac Marsan (ARLM). À moins de 300 mètres, le chemin mène au lac, où l’eau est claire et le silence est roi.
Or, depuis l’hiver dernier, leur beau rêve menace de s’écrouler. Les baux exclusifs d’exploitation des substances minérales de surface (BEX), délivrés en mars dernier par le ministère des Ressources naturelles et des Forêts (MRNF) sur le territoire du lac Marsan, pourraient permettre à une entreprise d’excavation de développer deux carrières très rapprochées l’une de l’autre, prenant littéralement la propriété du coup...
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